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OGM : "59% des européens en ingèrent à leur insu"

Le Parlement Européen débat ce mardi sur les critères dont un Etat pourrait se targuer pour restreindre les cultures OGM sur son territoire. "La plus belle avancée du rapport qui sera débattu est la prise en compte des critères environnementaux ou socio- économiques sur la question des OGM" déclare Marc Tarabella. Cependant, l’Eurodéputé en charge de la protection du consommateur reste inquiet "59% des européens trouvent les OGM dangereux mais en ingèrent à leur insu au quotidien."
La Commission Européenne avait déjà dressé une liste de critères. Mais celle-ci ne proposait que l’éthique et la moralité publique, arguments qui, en cas de contestation de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), auraient fondu comme neige au soleil.
Après le vote du rapport qui fera l’objet du débat de cette semaine, un pays pourra justifier l'interdiction d'une semence en invoquant des choix liés à l'aménagement de son territoire, l'affectation des sols, le respect de la biodiversité ou l'impact socio-économique de la culture d'un OGM.
Mais même si ce rapport va dans le bon sens, Marc Tarabella, en charge de la protection des consommateurs européens reste très mitigé sur la question des OGM : "Près de 300 millions d’Européens estiment que les OGM sont potentiellement dangereux et pourtant les cultures se répandent à travers l’Europe, dans les champs mais aussi dans nos assiettes." déclare-t-il.
La nourriture non-OGM pour bétail est trop peu nombreuse et plus coûteuse.
Seuls 11% des Français et 32% des Belges estiment que les OGM sont sans danger pour les générations à venir (Eurobaromètre octobre 2010). D’une part, il y a le problème de la contamination. La nourriture non-OGM pour bétail est trop peu nombreuse et plus coûteuse. Il est donc courant que nous mangions de la viande issue de bêtes alimentées avec des OGM. A tel point que, en Belgique par exemple, certaines grandes chaînes de supermarchés ont renoncé à étiqueter leurs viandes d’un logo "sans OGM …"
De plus, la nature ne connaît pas de frontières. Le vent, la pluie, les insectes peuvent propager des semences OGM sur des zones et des cultures qui étaient vierges de tout OGM.

E. coli et la résistance aux antibiotiques

Tout aussi perturbants, les propos de Herrade Nehlig du CNRS et spécialiste en biologie moléculaire des plantes qui explique dans un courrier des lecteurs publié par les Dernières Nouvelles d'Alsace le 1er juillet 2011 que : "E-coli est la bactérie la plus fréquemment utilisée pour faire ’muter’ les cellules de plantes afin d’obtenir des OGM… Après on se ‘débarrasse’ de la bactérie Escherichia coli en utilisant un cocktail d’antibiotiques." Et la spécialiste de s’interroger "quid des interactions entre E-coli et les cellules de plantes qui seront à l’origine de nouvelles lignées de plantes OGM... "

Enfin, toujours selon Marc Tarabella, "il faut que l’EFSA, qui s’occupe de la sécurité alimentaire européenne regagne du crédit aux yeux des Etats en faisant preuve de cohérence, de transparence et d’une déontologie irréprochable"...  "La commission Européenne reviendra en profondeur sur la directive OGM en 2012. Elle ne pourra rester sourde à la demande d’une majorité d’Européens de pouvoir consommer des aliments sans OGM et d’être mieux informés sur le contenu de ce qu’ils mangent. " conclut le Parlementaire Européen en charge de la Protection du consommateur Marc Tarabella.
G.R.
europe@lyftv.Com

Commentaires

  1. Anonyme7.7.11

    Puisque vous en êtes à citer les élucubrations de Mme Nehlig parues dans les DNA et que vous la présentez même comme une « spécialiste en biologie moléculaire des plantes » alors qu'elle n'est que technicienne de laboratoire... vous aurez, j'en suis sûr, par souci de rétablir la VERITE la bonté de publier aussi la réaction de l'Institut de Biologie Moléculaire des Plantes qui emploie cette dame :

    « 04.07.11
    Réaction de la direction de l'IBMP suite à l'article paru dans le courrier des lecteurs des DNA le 1er juillet 2011.
    La direction de l'IBMP tient à exprimer sa consternation face à l'utilisation de la notoriété de notre institut pour la publication d'un article inepte conduisant à un amalgame sensationnaliste entre E. coli, OGM, antibiotiques et la crise sanitaire ayant récemment eu lieu en Allemagne. Nous tenons à préciser que l'IBMP et le CNRS n'ont absolument rien à voir avec cette publication et nous nous inscrivons en faux vis-à-vis de son contenu dépourvu de vérité scientifique. Nous prendrons toutes les mesures jugées nécessaires afin que soient préservées l'image et la réputation de notre institution. »

    http://ibmp.u-strasbg.fr/

    ainsi que l'article que le CNRS a fait paraître dans les DNA :

    E. coli: rectificatif et précisions
    L’Institut de biologie moléculaire des plantes du CNRS tient à réagir aux propos, publiés dans les DNA du 1 er juillet, de M me Herrade Nehlig, technicienne à l’institut.


    «M me Nehlig prétendait que la bactérie Escherichia coli est le vecteur utilisé pour réaliser la transformation des plantes. Or cette bactérie, qui sert à multiplier l’ADN, n’est jamais en contact avec la plante.
    En réalité, la bactérie utilisée est Agrobacterium tumefaciens. Celle-ci dispose, naturellement, des capacités à transférer de l’ADN dans le noyau de la cellule végétale, contrairement à Escherichia coli.
    Cette personne évoquait la résistance aux antibiotiques.
    Effectivement, des souches de bactéries résistantes à certains antibiotiques sont utilisées par les laboratoires de recherche. Selon M me Nehlig, « l’histoire ne (…) raconte pas» ce que deviennent ces bactéries résistantes. Il faut savoir que ces bactéries sont systématiquement détruites par d’autres classes d’antibiotiques durant le processus de sélection des plantes transformées.
    Aucune bactérie n’est présente sur les plantes transgéniques et toutes les cultures bactériennes sont détruites par autoclave ou par traitement au chlore suivant la réglementation en vigueur.
    Autre témoignage de la méconnaissance de Madame Nehlig du sujet qu’elle évoque: les infections aux E. coli entérohémorragiques ne se soignent pas avec des traitements antibiotiques. En effet, de tels traitements ont pour conséquence d’aggraver l’état des patients en libérant plus de toxines bactériennes.»
    ? De son côté, M me Herrade Nehlig, de Strasbourg, nous prie d’apporter les précisions suivantes: «(...) J’ai écrit cet article à titre totalement personnel et non pas en tant que membre de l’Institut de Biologie Moléculaire des Plantes et je l’ai signé en mon nom propre. Mon Institut ne saurait cautionner une opinion que j’exprime à titre personnel».

    Vous noterez que Mme Nehlig « mange son chapeau »

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