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Santé/Sida : le parlement Européen demande des initiatives

Les eurodéputés ont demandé mardi de consacrer au moins 500 millions d'euros à un programme européen de distribution de fruits et légumes à l'école, afin de le faire quotidiennement et non une fois par semaine comme l'envisageait la Commission européenne.
Dans un avis consultatif voté mardi, les eurodéputés estiment en effet que les 90 millions d'euros prévus pour l'année scolaire 2009/2010 par la Commission européenne, qui ne permettent de distribuer qu'une portion par élève chaque semaine, ne suffisent pas "pour modifier une habitude alimentaire ou influer sur la santé publique".
Un tel programme devrait consister en une portion de fruit par jour et par élève et ne pas être limité aux enfants scolarisés de 6 à 10 ans, soulignent les eurodéputés.

Dans l'UE, près de 22 millions d'enfants sont en surpoids et plus de 5 millions souffrent d'obésité.

L'idée d'une telle distribution a germé lors d'une réforme du mécanisme de subventions au secteur des fruits et légumes intervenue l'an dernier dans l'UE. Plutôt que de retirer des fruits du marché et de les détruire, dans le but de soutenir les prix, il est désormais prévu de les utiliser pour les distribuer gratuitement dans les écoles.
Le nombre de cas de Sida s'accroit dans de nombreux Etats membresPar ailleurs, les députés européens se sont montrés préoccupés par l'augmentation du nombre de cas de sida diagnostiqués dans de nombreux Etats membres de l'UE et chez leurs voisins d'Europe orientale.
Le Royaume-Uni, la France, l'Italie et l'Espagne connaissent les taux les plus élevés de nouvelles infections de VIH, selon EuroHIV, le programme responsable de la coordination de la surveillance du VIH/SIDA pour l'ensemble des 53 pays de la région Europe de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Depuis la fin des années 80, l'épidémie de VIH/SIDA constitue une préoccupation majeure pour l'Union européenne, qui lui accorde une priorité élevée. La coopération entre les Etats membres a grandement contribué à endiguer les premières vagues de l'épidémie. L'Union européenne a financé des projets et mis en place des réseaux afin de relier l'ensemble des partenaires concernés, d'accélérer la diffusion des meilleures pratiques et de faire face aux difficultés rencontrées par les groupes vulnérables.
Elle finance à hauteur de 55% le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, ce qui paraît toutefois encore insuffisant.

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