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En 2013, la capitale sera Bordeaux, Toulouse, Marseille ou Lyon

Le suspense devient insoutenable pour les villes candidates au titre de capitale culturelle européenne pour 2013.
Il est vrai que l' enjeu est important ; tous ont en tête l' expérience réussie de Lille qui a changé son image et développé son capital touristique après avoir obtenu ce label en 2004. Actuellement, c' est Liverpool qui détient le titre.
Comme dans les meilleurs sprints du Tour de France les candidats qui aperçoivent la ligne d' arrivée, sont désireux de montrer leur force mais évitent de dévoiler trop rapidement leur stratégie et leurs projets de peur d' être copiés.
Toulouse veut investir
Le député-maire de Toulouse Pier­re Cohen, qui a reçu le soutien de l’ex-ministre Jack Lang (créateur avec Melina Mercouri du label de capitale culturelle) propose de nombreux investissements : une navette fluviale, un téléphérique... au total plus de 240 mil­lions d’euros financés par la ville, un budget abondé par la Région, les entreprises partenaires et bien sûr l' Europe elle-même si le label est obtenu.
Le projet propose huit nouvelles infrastructures culturelles. "Dans l’hypothèse où, en décembre, le jury choisirait Toulouse, la ville changerait de visage", a déclaré Pierre Cohen, qui promet pêle-mêle un réa­ménagement piéton, une Cité de la danse, une galerie d’exposition, des résidences d’artistes et des industries créatives, un théâ­tre de verdure, un jardin de culture, un quartier des sciences ou encore la transformation de l' ex-prison Saint-Michel en Cité de la recherche et de la création artistique. Sans oublier un parc des sports et de la culture ou une Cité de la musique.
Marseille est en quête de sens et d' épaisseur
A Marseille, selon le site internet de la candidature officielle lui-même, "la candidature est encore perçue comme trop institutionnelle". La ville met le paquet sur "un espace web foisonnant où des journalistes, des acteurs culturels, des associations, des artistes, des habitants trouvent ou contribuent à donner du sens et de l’épaisseur au processus de candidature" .La ville a confié à Radio Grenouille, la radio culturelle marseillaise, le soin de mobiliser les habitants en se déplaçant de ses ondes vers la blogosphère.
Marseille propose aussi des investissements qui seront inaugurés entre 2011 et 2013, que la ville soit désignée ou non capitale culturelle de l' Europe : Le fonds régional d'art contemporain à la Joliette, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem), le Centre régional de la Méditerranée (CRM), l'Espace Nadar, implanté en haut de la Canebière et dédié à la photo, ou encore le Mémorial de la Marseillaise.
Bordeaux veut changer son image
A Bordeaux, Alain Juppé, qui a gagné la mairie mais perdu la communauté urbaine aux dernières élections, se mobilise personellement sur un projet qui pourrait lui permettre de rebondir. Mais il le dit lui-même, "si elle veut devenir une capitale européenne, Bordeaux doit gagner en population, en emploi et activités, continuer à se développer et à s’urbaniser"D' ici 2013 et au delà, Bordeaux va changer : le maire, qui a des projets pour vingt ans, voudrait "faire le lien entre histoire et modernité". Il estime qu' aujourd' hui Bordeaux souffre dans son image, encore trop marquée par le vin, l’architecture et l’histoire. "Ce sont des atouts merveilleux qu’il faut utiliser à fond, mais Bordeaux, c’est aussi une ville du XXI° siècle, une ville dans laquelle la recherche et l’innovation sont très présentes" s' enflamme l' ex premier ministre, qui voudrait "que 2013 soit cette marche qui nous permette de passer de statut de grande ville française de province à celui de métropole européenne à part entière".
A Lyon, on y croit !
Jérôme Delornas, le directeur artistique de la candidature lyonnaise a dévoilé les grandes lignes de son dossier qui sera présenté officiellement le 4 septembre lors de la visite de la commission.
Trois thèmes principaux sur lesquels Gérard Collomb a déjà communiqué dans ses "tchats" sur internet : "l'urbanité, les nouveaux langages artistiques et l'hospitalité ".
Car au contraire de Toulouse ou Bordeaux Lyon dispose d' un ensemble d' établissements et de structures culturelles établies. La ville n' envisage donc pas de grands investissements en relation avec la candidature, mais elle propose de "bouleverser les temps dans la ville".
La candidature serait festive et mettrait en valeur les qualités "historiques" de la cité : des événements autour du goût et de la gastronomie, du "vivre ensemble", de la modernité (nouvelles images, nouveaux sons...)
Des événements fortsD' après le quotidien 20 minutes, qui a eu accès à la présentation des grandes lignes du projet, "les transports en commun et les marchés devraient être animés. Treize événements forts seraient créés pour l' occasion, comme un festival dédié au graff , les premières éditions de la Fête des fleuves et du Festival international de cinéma, promis par le maire lors de sa campagne municipale verraient le jour".Un projet appuyé, selon la stratégie du réseau, par de nombreuses villes "proches" de Lyon, des villes françaises à consonnance européenne, Valence ou Vienne, mais aussi par exemple Genève avec laquelle Lyon établit des relations de plus en plus fortes.

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