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Les eurodéputés sceptiques sur le "capitaine" Sarkozy...

jeudi 27 octobre 2011

"Nicolas Sarkozy aime se donner des allures de grand capitaine, mais au niveau de l'Europe et face à Angela Merkel, il fait plutôt figure de junior"... La formule est assassine, elle est signée Pierre Moscovici, mais elle traduit bien le scepticisme avec lequel la classe politique et les élus d'opposition ont accueilli la nouvelle annonce, le 27 octobre, du "sauvetage de la zone Euro"...
Paradoxalement, le Président français a du manger son chapeau : lui qui n'avait pas craint de faire annuler, par ses déclarations sur le Tibet, le sommet Chine/Europe organisé durant sa présidence française de l'Union en 2008 (lire ici) , n'a pas hésité à faire appel... au  gouvernement chinois pour renflouer le Fonds Européen de Stabilité Financière !
Pour la délégation des eurodéputés socialistes français, le Conseil européen n'a fait qu'"entériner" la dégradation de l’Europe.
Dans son intervention, Catherine Trautmann a exprimé les motifs de soulagement : "L'accord de cette nuit a le mérite d'exister car nous pouvions craindre un nouvel échec, l’effort européen en faveur de la Grèce est accru, la recapitalisation des banques est initiée et le fonds de sauvetage est renforcé ", a relevé la présidente de la délégation socialiste française.

"Les Chinois ne nous tendent pas la main par pure amabilité..."
Mais tous ne sont pas d'accord et le député Vert allemand Daniel Cohn Bendit s'est offusqué de la large place laissée à la Chine dans ce sauvetage. "Les chinois ne nous tendent pas la main par pure amabilité" a-t-il déclaré en substance sur France Inter, en regrettant que les banques soient encore une fois re-capitalisées sans qu'en contrepartie une volonté ne se dégage pour redonner le pilotage du navire aux politiques. 
La droite européenne souhaite imposer un "pacte Euro plus"
"Force est de constater que la droite européenne souhaite mettre en œuvre le "pacte euro plus" qui vise à repousser l'âge de départ à la retraite à 67 ans, flexibiliser le marché de l'emploi en remettant en cause le droit du travail et enfin permettre à la Commission européenne de passer outre la délibération démocratique des parlements nationaux en amendant directement les textes budgétaires préparés par les Etats membres", indiquent les eurodéputés socialistes. Pour Liêm Hoang-Ngoc, c'est une capitulation du Président de la République française  face à la stratégie voulue par la chancelière allemande .



La perte d'autorité des élus au profit de la commission et des institutions financières indépendantes...
Pour l'eurodéputée lyonnaise Sylvie Guillaume, le paradoxe est flagrant. "Quel poids a donc le Parlement en intervenant une fois l’accord obtenu? Il est faible en effet. Commenter le match une fois qu’il est terminé montre bien à quel point le Parlement aura été, une fois de plus, la dernière roue du carrosse européen", s'indigne-t-elle dans un communiqué... Si Sylvie Guillaume assure se réjouir de l’obtention d’un accord sur une décote de 50% de la dette souveraine grecque auprès des établissements bancaires, "ce qui redonnera de l’oxygène à l’économie et a fortiori au peuple grecs", elle regrette elle aussi que la recapitalisation des banques et le renforcement du FESF attenants seront peut être insuffisants, s’il faut demain – et le risque est grand – garantir un défaut espagnol ou italien.

De nouveaux plans d’austérité, et donc de hausse du chômage et de récession
Le sommet du 21 juillet était déjà censé être le sommet de la dernière chance. A peine trois mois après,   Nicolas Sarkozy ne semble avoir rien obtenu de ses objectifs face à Angela Merkel : le renforcement du FESF n’est pas suffisant, et l'idée de "règle d’or" annonce de nouveaux plans d’austérité, et donc de hausse du chômage et de récession.
Gilles Roman
(redaction@LYonenFrance.com)


Dans une émission fournie "clé en main" aux télévisions publiques et produite par  une société privée avec des journalistes choisis par l'Elysée (lire ici) , Nicolas Sarkozy a l'intention "d'expliquer et de faire de la pédagogie"...  En d'autres termes, "il veut montrer à quel point sa cape de Superman lui sied au teint", s'amuse Sylvie Guillaume.
Mais ne soyons pas naïfs. L’accord est trop tardif, insuffisant, et on peut parier que d’ici quelques mois, un nouveau « sommet de la dernière chance » sera nécessaire pour « rassurer les marchés » et « éviter l’implosion de la zone euro »

Les conclusions du sommet de l'eurogroupe font l'apologie de politiques d'austérité qui font craindre un plongeon de l'Europe dans la récession. L'invitation faite aux Etats Membres d'inscrire dans le droit national "au niveau constitutionnel ou équivalent" les règles du pacte de Stabilité et de Croissance renforcé, notamment la règle d'or, avant la fin de 2012 restreint dogmatiquement le champ des choix démocratiques et fait entrer le thème du référendum (en vue du changement de la constitution) dans les thèmes de la campagne présidentielle.
Beaucoup regrettent que ce sommet ait encore manqué l'occasion de "transformer le FESF en embryon de Trésor européen", émettant des euro-obligations que la Banque Centrale serait autorisée à racheter... Cela aurait permis d'éviter de lier la dette des Etats et le sauvetage des banques à des fonds souverains extérieurs à l'Europe. 
Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste, Catherine Trautmann revient en conclusion sur la question démocratique : "Le Parlement européen a été privé de débat avant le Conseil européen, tout comme l’ensemble des parlements nationaux. L’avenir des européens mérite un véritable débat public : les décisions doivent être prises avec le Parlement européen ".
G.R.
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Tziganes : la politique française inquiète le gouvernement roumain

mercredi 18 août 2010

C'est un peu le retour du berger à la bergère : alors qu'avant la chute du mur de Berlin l'une des principales critiques faites aux pays de l'Est était leur traitement des minorités, c'est aujourd'hui au tour de la Roumanie d'exprimer sa préoccupation sur le sort des Roms en France.

Dans sa livraison quotidienne, Europe Midi indique que Teodor Baconschi, ministre roumain des Affaires étrangères, se dit préoccupé par la situation de la minorité rom en Europe. " J'exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique " a déclaré le ministre.

Cet ancien ambassadeur en a appelé à la conscience des européens : " si nous échangeons des accusations ou nous criminalisons à titre collectif des groupes ethniques, nous ressuscitons des souvenirs parmi les moins plaisants ". 

Invoquant l'excellence des relations franco-roumaines, M. Baconschi a surtout insisté sur la nécessité d'envisager cette question " au niveau européen ". Il est, selon lui, nécessaire qu'en Europe les écoles, les hôpitaux ainsi que les mentalités restent ouvertes à tous. 

Concernant le retour probable des roms reconduits, le ministre a invoqué la liberté de circulation. La Roumanie " ne peut pas arrêter quelqu'un à la frontière s'il n'a pas commis une infraction prouvée en justice par un verdict définitif ".

Une pétition des Roms et Tziganes de France :
Après ce qu'ils qualifient de "déclaration de Guerre" du Président de la république française Nicolas Sarkozy contre les Tsiganes, les membres de l'association "la voix des Rroms" ont lancé une pétition et publient un long plaidoyer sur le site http://www.lavoixdesrroms.org -

G.R.
(redaction(at)LYonenEurope.com)

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Education : un accord cadre entre la France et l' Espagne

vendredi 22 août 2008

Le premier conseil des ministres après le retour des vacances a été l' occasion de concrétiser un accord-cadre entre la France et l’Espagne dans les domaines éducatifs et culturels.

C' est le ministre des affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner qui a présenté ce projet de loi "autorisant l’approbation de l’accord cadre entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume d’Espagne sur les dispositifs éducatifs, linguistiques et culturels dans les établissements de l’enseignement scolaire des deux États".
Enseignement des langues dans les deux Etats
Cet accord renforce la coopération entre les deux États dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement des langues française et espagnole. Il donne en particulier un cadre juridique aux dispositifs particuliers mis en œuvre dans les deux pays (sections françaises dans les établissements des communautés autonomes espagnoles, sections internationales de langue espagnole dans les établissements scolaires français notamment).

La cité scolaire internationale de Lyon
A Lyon, l' espagnol est enseigné en deuxième langue dans de nombreux établissements secondaires. La ville dispose aussi d' une section espagnole dans la Cité scolaire internationale de Gerland. L' enseignement y est assuré par des professeurs français et étrangers.


Selon les responsables de cette école, "la diversité multinationale favorise les échanges et la connaissance de cultures différentes. Ainsi, la pratique de méthodes propres aux systèmes éducatifs étrangers, la mixité des classes entre élèves d'origines diverses développent l'ouverture d'esprit et facilitent l'acquisition d'au moins deux langues".


Un enseignement bilingue et biculturel ambitieux
Les élèves étrangers trouvent là une source d'intégration idéale et bénéficient, avec les élèves francophones, d'un enseignement bilingue et biculturel ambitieux. Ils y acquièrent de nouvelles notions, "faisant d'eux, selon le site internet de l' école, de futurs "médiateurs" et des Citoyens du Monde pour l'avenir de la communication internationale".


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Parlement Européen : la présidence française sur le grill

vendredi 1 août 2008

Celà fait déjà un mois que la France assure la présidence de l' Union Européenne. Une présidence présentée comme très "volontariste" par Nicolas Sarkozy devant la plénière du Parlement européen le 10 juillet dernier à Strasbourg.
Paquet énergie climat, immigration et asile, défense européenne, avenir de la politique agricole commune : beaucoup de sujets seront traités durant ces six mois et pas moins de 18 ministres et secrétaires d'Etat français se sont succédés au mois de juillet devant les différentes commissions du Parlement européen afin de détailler leurs programmes d'actions.
Dans son discours du 10 juillet, Nicolas Sarkozy avait fixé ses priorités :

Sortir l' Europe de la crise
Nicolas Sarkozy a d' abord déclaré "nous portons tous une grande responsabilité: comment sortir l'Europe de la crise ou elle se trouve, comment éviter l'immobilisme, comment surmonter nos désaccords pour les mettre au service européen?". "Aujourd'hui nous devons faire de nos différences une force au service d'une UE qui souffre, nous devons rassurer des citoyens inquiets". Nous devons donner l'image d'une Europe qui refuse l'immobilisme" et "ne laisser personne derrière", a-t-il poursuivi, soulignant sa volonté de "donner le sentiment d'une Europe qui travaille pour tout le monde".

Crise institutionnelle et élections européennes de 2009
Sur le problème institutionnel suite au référendum irlandais, "Personne n'a dit que le Traité de Lisbonne résolvait tous les problèmes mais il est l'expression d'un compromis souhaitable et acceptable pour tous". Nicolas Sarkozy a affirmé ne pas regretter son choix d'avoir soumis le nouveau traité à une ratification parlementaire en France: "Les règles de fonctionnement institutionnel sont l'affaire des parlementaires plutôt que d'un référendum: c'est un choix politique que j'assume et c'est un choix que j'ai affiché avant les élections présidentielles françaises, donc démocratique".

Pas d'élargissement sans nouvelles institutions
Abordant la question de l'élargissement, il a affirmé qu'il avait "toujours été pour" et que l'arrivée des nouveaux Etats membres en 2004 a été "une réussite". Il a toutefois estimé que l'absence de réforme institutionnelle avant l'élargissement avait été "une erreur que nous payons aujourd'hui".
Evoquant le retour du débat sur une Europe à plusieurs vitesses pour sortir de la crise, il a estimé : "ce ne peut-être que la dernière, l'ultime des solutions". "L'Europe a payé cher un mur honteux et la dictature", a-t-il ajouté à l'attention du Président polonais qui a annoncé la suspension de la ratification du Traité de Lisbonne dans son pays."L'Europe s'est battue pour que la Pologne ait sa place dans l'UE". "La famille c'est à 27, nous ne devons laisser personne dernière nous".

"Le paquet énergie climat est une absolue priorité"
"La pollution, le CO2, la couche d'ozone se moquent bien des frontières". Grâce aux experts du GIEC, "aujourd'hui on sait que nous sommes la dernière génération qui peut éviter la catastrophe"... "l'Europe doit montrer l'exemple" dans la lutte contre le changement climatique et doit pour cela "être exemplaire".
Sur ce sujet, il a admis que des éléments devraient être débattus et en particulier "les règles à imposer aux entreprises" alors que l'Europe "continue à importer des produits qui ne les respectent pas".

L'immigration et l' abolition des barrières sur le marché du travail français
"Sur les 27 Etats membres, nous sommes 23 dans l'Espace Schengen", a rappelé le Président français, "est-il raisonnable de définir une politique d'immigration ignorant les contraintes des autres". Nicolas Sarkozy a, par ailleurs, annoncé l'abolition de barrières sur le marché du travail français, depuis le 1er juillet 2008, pour tous les citoyens de l'Union européenne. "Je n'ai pas aimé la polémique sur le plombier polonais qui a donné une piètre image de la France et de l'Europe".
"Le Pacte européen pour l'immigration et l'asile est essentiel à deux point de vue"
, a-t-il affirmé, souhaitant "sortir l'immigration de débats nationaux et en faire une politique européenne" pour lutter contre les extrémismes.
Sur l'asile, le Président français a déclaré vouloir mettre fin à une situation où "27 dossiers sont déposés dans 27 démocraties et où les réponses ne sont pas les mêmes".

Politique européenne de la défense
Citant l'exemple du Kosovo, Nicolas Sarkozy a affirmé "Il faut une politique européenne autonome de la défense à côté de l'OTAN".

Pour une évaluation de la Politique Agricole
Abordant "la question si difficile de la PAC", il a déclaré "Est-ce raisonnable de diminuer la production agricole alors qu'on en a jamais eu autant besoin ?". "Est-il raisonnable d'imposer à nos agriculteurs des règles de traçabilité et de continuer à importer des viandes qui ne respectent aucune des règles imposées à nos agriculteurs ?", s'est-il encore interrogé.

Une (petite) dose de social
Sur la dimension sociale de l' Europe, il a indiqué que la Présidence française comptait en faire une priorité et aborder notamment les questions des comités d'entreprises, du travail intérimaire et des règles minimales à imposer en Europe.
Il a aussi annoncé son intention d'organiser une conférence sur la maladie d'Alzheimer, "qui touche des millions d'Européens". L'idée est selon lui de réunir les spécialistes européens pour "mettre ensemble leurs pratiques" et trouver des moyens pour "faire reculer cette maladie épouvantable".

Exceptions sportive et culturelle
Abordant la culture et le sport, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il serait "une grave erreur de ne pas parler des sujets qui intéressent directement les citoyens". Soulignant "l'exception culturelle européenne" et affirmant que "le monde ne doit pas être aplati derrière une seule langue et une seule culture", il a notamment évoqué la question de la fiscalité sur les disques.

"Il faut une exception sportive" similaire à l'exception culturelle, a-t-il ajouté, évoquant les problèmes des clubs de football qui ne peuvent lutter contre le départ de jeunes qu'ils ont formés. "Le sport ne doit pas être régulé par les règles de marché", a estimé Nicolas Sarkozy.

Les députés demandent plus d' ambition sociale
Au cours du débat avec les députés, le président du PSE (Parti Socialiste Européen) a demandé au Président en exercice du Conseil de faire en sorte que Berlusconi résolve la question des Roms. "Vous êtes courageux et audacieux, donc aidez nous, et votre présidence sera couronnée de succès", a-t-il conclu.
S'exprimant au nom des Verts, Daniel Cohn-Bendit a fait une intervention remarquée. Reprochant au président son manque d' audace en matière sociale, il a déclaré qu' on a construit la maison Europe en oubliant d' installer des portes : "résultat, les étrangers entrent par les fenêtres"... Il est surtout intervenu avec beaucoup d' émotion à propos du voyage en Chine de Nicolas Sarkozy qui ne porte selon lui pas suffisament les valeurs de l' Europe face à des dirigeants chinois qui emprisonnent les dissidents.

Députés francophones

"Pas du tout partisan à Paris, pas tout à fait opposant à Strasbourg", c'est ainsi que s'est défini Bernard Poignant (PSE, FR). A propos des quatre priorités de la Présidence, il a insisté sur le chapitre social : "une partie doit rester nationale (retraites, protection sociale) mais une partie doit être européenne dès lors qu'il y a marché et monnaie. C'est le cas du travail en général, de son droit, de son temps, de ses conditions".
Marielle De Sarnez (ALDE, FR) a quant à elle attiré l'attention sur la "fracture" entre citoyens et UE, illustrée par le "non" irlandais. Elle a développé trois pistes de réflexions,: Premièrement, elle a soulevé la question de l'identité européenne, et s'est dite convaincue de l'existence d'un modèle européen, "économique, durable et social". Plaidant pour une vision nouvelle de l'organisation du monde, elle a ensuite appelé l'UE à travailler en vue de l'autosuffisance de l'Afrique. Enfin, elle a rappelé les valeurs de démocratie et de respect des droits de l'Homme, "auxquelles nous ne devons jamais renoncer", parce qu'elles sont l'identité profonde de l'Europe.

Pour Robert Goebbels (PSE, LU), les initiatives européennes en matière de réduction des émissions de gaz à effets de serre n'auront une réelle utilité que si des efforts sont également réalisés en dehors de l'UE. Constatant les délocalisations d'industries européennes, telles que celle d'Arcelor, qui investit en Inde et au Brésil, il a insisté pour que l'Union européenne fasse "des efforts pour montrer son savoir faire industriel".

Jean-Marie Cavada (ALDE, FR) a salué "l'énergie" du discours de Nicolas Sarkozy, qu'il a trouvé "clair, précis et convaincant". Il a également insisté sur l'importance de la mise en place d'une politique de proximité et de surveillance à travers le Processus de Barcelone; Union pour la méditerranée. Enfin, il a souligné l'importance de la culture, qui "aura aussi besoin de votre volontarisme".

Pour Harlem désir (PSE, FR), il y a une contradiction entre la volonté d'une "Europe qui protège" et "la dimension sociale qui n'est pas érigée en l'une des quatre priorités de la Présidence". Lors des référendums sur les questions institutionnelles, "les peuples répondent sur les politiques de l'Union européenne". "Les avancées économiques, souhaitables, et la stagnation sociale sont à l'origine de ce désamour", a-t-il estimé.
Les réponses du Président
Reprenant la parole, Nicolas Sarkozy affirmé qu'il serait à la disposition du Parlement européen tout au long de sa Présidence. "C'est une affaire de priorité", a-t-il ajouté. Abordant la dimension sociale de l'Union, il s'est adressé particulièrement à Bernard Poignant (PSE, FR) et Harlem Désir (PSE, FR), affirmant être contre une harmonisation totale, mais pour "des règles minimales dans le cadre du marché du travail".

Nicolas Sarkozy a ensuite appuyé le propos de Marielle de Sarnez , en soulignant le besoin de "changer nos politiques de développement", notamment en donnant priorité à l'agriculture vivrière: "les pays d'Afrique doivent devenir autosuffisants en matière alimentaire". Le développement est selon lui essentiel "pour éviter l'immigration clandestine".

Au sujet de la diversité linguistique, Nicolas Sarkozy a estimé que "donner aux mouvements autonomes le monopole de la défense des langues régionales" constituait un grand service à leur rendre.
A une question relative à la signature du traité de Lisbonne par la Pologne, il a estimé que, au niveau européen, apposer sa signature à un traité sans la respecter ensuite ne permettait pas d'aller de l'avant. "Nous avons besoin de la Pologne, mais aussi du respect de la parole donnée", a-t-il affirmé.
Avant de terminer : "Le temps est contre nous. Cela fait des années que l'Europe attend et elle n'a pas intérêt à continuer à attendre", indiquant que selon lui le Parlement devrait s' atteler à la définition d'une identité européenne.

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