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Tribune libre : Europe, fin de soirée ! Par "les Grecques"

mardi 24 mai 2016

               
La soirée avait pourtant bien démarré. Au début on avait la pression. Pas sûr que tout le monde vienne, vu le passif. Mais ça a pris. Comme dans toutes les soirées réussies il y a eu des surprises, des trucs à raconter. En milieu de soirée les deux allemandes nous ont annoncé qu'elles avaient décidé de se remettre ensemble. On avait sorti le polaroïd pour l’occasion : « Le bisou, le bisou, le bisou, ouaais ! ».

On a fait tellement de bruit que ça a attiré les voisins. On a fait tomber le mur mitoyen et on a élargi. Bon, pendant les présentations il y a eu des loupés:
« - Hein ? Quoi ? Pierre ! Non? Ah, Piotr ! Et toutes les consonnes dans le nom de famille là, c'est normal? Eh ben, on va se marrer pendant les parties de scrabble. »
Très vite on s'est forcé à parler anglais, histoire d'exclure personne. Y'a que les français que ça a emmerdé et ils l'ont fait savoir.  

Mais après soixante ans d'intégration et alors qu'on s'approche de six heure du mat', il faut bien avouer que ça retombe.

Ça a commencé à tourner chocolat quand Angela a coupé la musique et braillé à cause des tâches de pinard sur les murs − faut dire que le sirtaki avec les verres pleins dans les deux mains, ça pardonne pas. Elle était pas contente la Mutti : « C'est pas vot' nom qu'est sur le bail, j'vais m'faire bouffer ma caution ». Bref, ambiance. Là-dessus Viktor a balancé une crasse sur les noirs et les arabes, façon « le bruit et les odeurs ». Y'en a que ça a fait marrer, d'autre moins. Psychodrame : 
« - Il a pas tort Viktor dans le fond...
- Ok mais et la convention de Megève, alors ! »

Michel, le belge, boute-en-train, a essayé de relancer la machine avec un remix de 'Ever closer union' par Benny Benassi mais ces vieux machins des années 60, ça prend plus. À soixante ans d'intégration, six heures du mat', tout le monde a envie de rentrer chez soi. Tut' tuuut, y'a un bus rouge qui attend devant la maison pour ramener l'Anglaise. Faut dire que l'electro c'est pas son truc à la princesse, elle, ce qu'elle aime, c'est les Pink Floyd. Money! dung dung dung, get away...

Soixante ans d'intégration, six heure du mat, la fête est finie? Pas pour tout le monde. Il en reste quelques-uns qui cherchent un after.

Les Grecques

Collectif de bas-fonctionnaires européens

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Jacques Delors : "Il faut reconstruire la grande Europe"

jeudi 20 juin 2013

(Suite de l'entretien publié sur LYon-Actualités.fr) Après son élection, le président Hollande a tenté d’ajouter un volet de soutien de la croissance à la stratégie européenne de lutte contre la crise. Pourtant, ses tentatives n’ont pas donné de grands résultats. 
 Lorsqu’un gouvernement national est face à une urgence, si son administration est efficace, il peut réagir rapidement. En revanche, la mauvaise gouvernance de l’euro et les règles administratives [de Bruxelles] ralentissent excessivement l’action européenne. Les belles paroles ne suffisent pas, les peuples souffrent trop et commencent à s’inquiéter, y compris dans les économies les plus solides. Ils veulent voir des gestes concrets de la part de l’Europe, que les choses s’accélèrent. S’il y a un trésor de 120 milliards, il faut le casser avec une hache et ouvrir le coffre. 
Le président Hollande et la chancelière Merkel ont récemment signé une déclaration conjointe, cherchant ainsi à surmonter leurs divergences. Qu’en pensez-vous, sachant que l’Europe ne fonctionne pas si Paris et Berlin ne s’entendent pas ?
Laissez-moi vous expliquer ma philosophie de la gestion de l’Europe. L’alliance franco-allemande est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. Lorsque je présidais la Commission, je peux vous assurer que l’Espagne ou le Portugal étaient des pays qui pesaient sur les décisions. Aujourd’hui, tous les pays doivent à nouveau pourvoir faire entendre leur voix. Il faut que le Premier ministre portugais, quand il revient de Bruxelles, puisse dire : je ne me suis pas seulement soumis à un traitement difficile, j’ai participé aux décisions en vertu du partage de souveraineté. Nous ne pouvons plus donner une image de l’Europe comme celle que renvoyaient Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Il faut que chaque pays prenne part aux décisions et entretienne la fierté de son peuple.
  Votre philosophie est peut-être parfaite mais, ces derniers temps, la réalité est toute autre. 
Ce n’est pas une raison suffisante pour que je renonce à mes idées. Car elles ont marché. 
Absolument. Mais de nos jours, l’Europe ne peut rien décider contre la volonté de l’Allemagne. C’est une évolution majeure. Comment considérez vous ce nouveau pouvoir de l’Allemagne ?
Le fait que la majorité des pays de la zone euro aient connu des difficultés tandis que l’Allemagne s’en sortait plutôt bien a fait pencher le rapport de forces en sa faveur. Mais c’est une situation provisoire. Même si la structure de l’économie allemande est satisfaisante, je vous rappelle que son taux de croissance ne sera que de 0,8 % cette année. Je pense donc que le moment est venu pour les autres pays d’exiger une souveraineté partagée. Ils doivent admettre leurs propres difficultés, mais sans pour cela développer un sentiment de culpabilité face à l’Allemagne. D’autant que pour obtenir une croissance sans inflation ni endettement, les pays devront emprunter des chemins différents, même s’ils vont tous dans la même direction. Les structures économiques ne sont pas identiques… 
Croyez-vous que l’Allemagne comprenne cela ? Jusqu’ici, le remède a été le même pour les différents pays. 
Elle le comprend de mieux en mieux. Évidemment, il va y avoir des élections en septembre dans ce pays et cela ne facilite pas les choses, mais je ne désespère pas. Quand j’étais à la tête de la Commission, tous les pays comptaient. 
 C’était une autre époque…
Oui, mais il faut retrouver ce principe de fonctionnement. Pas avec un vieil homme de 88 ans, mais il y en a d’autres, plus jeunes et qui pensent comme moi, qui peuvent y parvenir.
Hollande a obtenu une sorte de compromis avec Merkel: l’austérité, mais aussi la croissance… C’est une ouverture, mais nous ne pouvons pas en dire plus pour le moment. Le document est encore très vague, mais il a une ouverture. Les autres États membres de la zone euro doivent s’approprier ce texte, en s’appuyant sur ses points forts, pour réussir un rééquilibre entre le soutien à la croissance à court et moyen terme, la consolidation des finances publiques et l’harmonisation progressive des systèmes fiscaux au sein de l’UEM.
Certains analystes estiment que l’accord franco-allemand vise surtout à garantir que la France fera des réformes structurelles.
Non, on ne peut pas dire cela. La discussion entre Français et Allemands a toujours été difficile, mais elle l’est encore plus actuellement en raison de la nette supé- riorité de l’économie allemande sur la française. Donc, que ce soit avec Sarkozy ou avec Hollande, les choses restent extrêmement compliquées. Néanmoins, les deux pays vont dans la bonne direction. Comme je l’ai expliqué devant la Fondation Gulbenkian le 5 juin dernier, il faut une coopération renforcée au sein de l’UEM pour la doter d’une capacité de décision rapide : il faudrait pour cela un président de l’Eurogroupe, un budget autonome de la zone euro qui constituerait – pour utiliser un terme que vous connaissez bien – une sorte de superfonds de cohésion, et en troisième lieu un instrument de stabilisation du cycle économique. La création de ce super-fonds permettrait à des pays comme le Portugal, la Grèce, l’Espagne et d’autres de rétablir une structure [économique] pérenne, s’appuyant sur une base industrielle et des capacités de recherche suffisamment solides. Il est nécessaire de mettre en place ce que j’ai fait en son temps lors de l’adhésion du Portugal avec l’adoption du PEDIP (Programme spécifique européen de développement de l’industrie portugaise) : c’est cet esprit de cohésion qu’il faut déployer dans la zone euro, avec des moyens spécifiques.
 Et vous pensez que l’Allemagne est prête à accepter ces propositions ?
S’il est vrai que l’incendie s’est un peu éloigné, nous sommes toujours au bord du gouffre. 
Vous avez déjà dit cela il y a deux ans.
C’est vrai. En août 2011. Parce que l’on ne faisait rien, même les pompiers n’avaient pas de lance à eau. Je crois qu’à l’époque cela a un peu ébranlé les responsables car il n’est pas dans mes habitudes de hausser le ton à ce point. Certaines choses ont été faites depuis, mais ce n’est pas encore suffisant.
  Vous dites que l’économie allemande est très forte, peut-être parce qu’elle s’est mieux adaptée à la mondialisation, contrairement à la France et aux pays du Sud. C’est la véritable raison ?
Oui. Nous, qui ne sommes pas Allemands, nous ne pouvons pas espérer que ce pays aille mal pour que nos économies convergent. L’Allemagne a fait un effort considérable au cours de ces dix dernières années, mais elle a aussi bénéficié de son appartenance à la zone euro et de l’élargissement. Elle peut désormais sous-traiter dans les pays de l’Est, tels que la République tchèque, la Hongrie, la Bulgarie ou la Pologne. En revanche, les autres pays se sont laissé vivre et n’ont pas fait cet effort.
  Nous pensions que l’euro nous protégeait…
Ce sont un euro fort et des taux d’intérêt faibles qui ont créé les bulles financières en Espagne, en Irlande et un peu ici, au Portugal. Mais ce qui vous distingue des autres, c’est que même dans la douleur, les Portugais veulent se sortir de cette situation, il règne ici un fort esprit civique. Les mesures de la troïka sont en cours d’application, peut-être avec un certain excès de zèle car il n’y a pas d’équilibre entre l’économie et la monnaie. Néanmoins, et pardonnez-moi de le dire, le Portugal est un bon élève. Mais ce bon élève n’a pas seulement besoin que l’incendie s’éloigne, il faut lui donner la force de reconstruire une économie durable pour les dix prochaines années. Cela, c’est le rôle de l’Europe.
  Le problème, c’est qu’ici comme en Grèce ou en Espagne, le coût social est énorme. Et comme nous sommes en démocratie, il y a des limites à ne pas dépasser, même chez les bons élèves. Les démocraties ne supportent pas tout.
 Vous avez raison de dire que la situation actuelle représente un risque pour la démocratie. Il y a des mouvements antieuropéens et populistes, mais aussi des mouvements initiés par des citoyens qui n’en peuvent plus. Il faut avoir tout cela en tête et les dirigeants européens doivent veiller à ce que ces pays ne franchissent pas la ligne rouge.
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Réforme de la PAC : FNE interpelle les députés européens

mercredi 6 mars 2013

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Les 23 et 24 janvier derniers, la Commission agriculture du Parlement européen a adopté une série d’amendements remettant fortement en cause le verdissement de la prochaine PAC (Politique Agricole Commune). Le 13 mars, le Parlement européen doit se positionner, en séance plénière, sur cette réforme de la PAC. Avant ce vote, France Nature Environnement a décidé de s’adresser aux députés européens.
 Mobiliser les députés européens à propos des enjeux de la réforme de la PAC
 FNE a signé une lettre ouverte aux côtés de plus de 270 associations, issues de tous les pays de l’Union européenne, afin d’attirer l’attention des eurodéputés sur leur responsabilité. Cette lettre pointe les positions contestables prises par la Commission Agriculture du Parlement européen : rémunération de pratiques dommageables pour l’environnement, non-conditionnement des aides au respect des règlements, double paiement pour une même prestation…
 Pour Jean-Claude Bévillard, Vice-président de FNE en charge des questions agricoles : « avec la tournure actuelle des négociations, et notamment les menaces qui pèsent sur le verdissement du premier pilier, la légitimité de la PAC est compromise aux yeux des citoyens. Les députés européens doivent réagir et voter pour une politique agricole qui encourage une agriculture bénéfique pour l’environnement afin d’assurer notre production alimentaire sur le long terme. » Donner l’opportunité aux citoyens d’interpeller leurs députés 
 FNE soutient également, avec le WWF et la LPO, une e-action qui doit permettre aux citoyens d’interpeller les députés de leur région. En participant à cette mobilisation, les signataires envoient directement un courriel au député de leur région. Jean-Claude Bévillard : « Il est fondamental que les eurodéputés puissent mesurer les attentes des citoyens. Ils sont leurs représentants, et doivent donc se déterminer en fonction de l’intérêt général lors du vote en plénière sur la réforme de la PAC. »
Voir ici le lien vers la lettre ouverte et la liste des organisations signataires :
http://www.birdlife.org/community/wp-content/uploads/2013/02/EP-Open-letter-on-CAP-with-logos_FR.pdf
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EurActiv.fr : un professeur de Lyon 3 juge Mario Monti - l'Aide européenne au développement - Mali, l'Europe immobile ?

mercredi 16 janvier 2013


Le bilan économique de Mario Monti
Jan 15th 201  
Professeur émérite à l'université de Lyon 3, Jacques Fayette juge de manière positive l'action du professore, même s'il est encore trop tôt pour évaluer le bienfait des réformes engagées.


Aide au développement : la Commission "doit assumer son rôle politique de rassembleur"
Jan 16th 2013 
Selon Jean-Michel Severino, membre du panel d'experts de l'ONU pour définir les objectifs du développement pour l'après-2015, coordonner les différents acteurs européens est difficile, mais nécessaire.
Les députés fustigent l'immobilisme des Européens sur le Mali
Jan 15th 2013 
La chef de la diplomatie européenne s'est rendue à Strasbourg pour un débat sur la situation au Mali. Symbole de l'impuissance de l'UE dans ce domaine, peu de députés étaient présents.
La politique de développement au service de la « puissance d'influence française »
Jan 15th 2013 
"L'AFD doit ainsi être pleinement engagée dans la promotion des entreprises et de l'expertise française à l'étranger", a notamment souligné Laurent Fabius.
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Un nouvel élan pour l'Eurorégion Alpes-Méditerranée

samedi 11 février 2012

eurorégion+rônealpes+méditerranée
De g.à d  : A. BERLANGIERI, R. COTA,
 J.J. QUEYRANNE, A.ROLLANDIN,
B. SOULAGE
Photo @Région Rhône-Alpes
Les représentants des régions Rhône-Alpes, Piémont, Ligurie, Vallée d'Aoste et Provence Alpes-Côte d'Azur se sont retrouvés cette semaine à Lyon, à l’occasion de la clôture de la Présidence Rhône-Alpes de l’Eurorégion Alpes Méditerranée.
Selon leur communiqué final, les cinq Régions partenaires se sont accordées sur la relance de la coopération au sein de l’Eurorégion.
 Les Présidents ont confirmé le renouvellement du Protocole d’entente pour la période 2012-2014.

Les groupes de travail existants continueront à travailler pour la lutte contre le changement climatique, la mise en place d'actions d'innovation et de développement économique et de coopérations dans les domaines des transports, de la mobilité transfrontalière, de l'éducation (formation et accès à l’emploi), du tourisme et de la culture.

Jean Jack Queyranne, qui a indiqué par ailleurs que le candidat qu'il supporte pour les élections présidentielles, François Hollande, fera le 3 mars à Dijon des propositions pour une nouvelle phase de régionalisation en France, a annoncé la création d’un groupe de travail concernant la nouvelle politique européenne de cohésion et "une réflexion  commune en vue de l’initiative de la Macro Région Alpes".
Les participants maintiennent la perspective de créer un Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT) après analyse complémentaire sur cet outil. Cette perspective fera l’objet d’une décision définitive lors de la prochaine réunion du mois de Mai. 
La présidence de l'eurorégion est désormais  assumée par Roberto COTA, Président du Piémont.
G.R.
(redaction@lyonenfrance.com)
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Conseil de l'Europe : la France nie "tout profilage racial" dans l'action de ses forces de police

mercredi 30 juin 2010

Chargé par le Conseil de l’Europe de dresser un bilan pays par pays sur la station du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme et de la discrimination, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) vient de rendre public son quatrième rapport sur la France (rapport à télécharger). L’organisme y fait état de quelques évolutions positives, mais il souligne surtout des tendances inquiétantes et n’hésite pas à mettre en cause le rôle des pouvoirs publics.

Au titre des progrès soulignés par l’organisme, l’ECRI prend acte d’un renforcement du cadre juridique de la lutte contre les discriminations, et particulièrement du rôle de la Halde, qui fait un « usage proactif de ses larges compétences et contribue fortement au débat public. » L’ECRI met également au crédit de la France la condamnation régulière par la classe politique des propos ouvertement racistes et des actes violents, et salue la réflexion et le débat sur « la question de la mesure de la diversité et les “statistiques ethniques” qui permettraient l’évaluation de l’impact de politiques générales sur les groupes ethniques et religieux. »

Toutefois, l’ECRI rejoint les conclusions récentes du rapport annuel de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne sur la persistance de discriminations en matière d’accès à l’emploi, à l’éducation au logement ou aux biens et services. Elle déplore en outre le faible signalement à la police des actes racistes et xénophobes. L’Ecri va d’ailleurs jusqu’à mettre en cause le recours de la police « au profilage racial » ainsi que « les décisions de maintien de l’ordre [prises] sur la base de stéréotypes raciaux, ethniques ou religieux plutôt que sur la base du comportement individuel. »

La mise en scène de récents débats, notamment celui sur le port du voile intégral ou celui sur l’identité nationale, est également pointée du doigt : « certains responsables politiques exploitent des stéréotypes racistes et xénophobes » accuse l’ECRI, qui vise « y compris des élus et des membres du gouvernement. » Enfin, le rapport « note un glissement du racisme anti-immigrés et anti-arabes/maghrébins vers un racisme dirigé contre les musulmans, bien que la population visée par les auteurs de manifestations racistes soit sensiblement la même. »

L’Ecri formule plusieurs recommandations, parmi lesquelles un soutien à la Halde et une meilleure prise en compte de ses recommandations, des campagnes d’information en faveur du signalement des contenus racistes et haineux sur internet, et la mise en oeuvre d’une « scolarisation durable des enfants des Gens du voyage itinérants ou semi-itinérants adaptée à leur mode de vie. »

En annexe du rapport figurent les réponses du gouvernement aux recommandations de l’ECRI. La France met en avant ses efforts de formation des magistrats et la mise en place de pôles anti-discrimination dans chaque cour d’appel, sans toutefois en dresser le bilan. Quant aux pratiques de « profilage racial » reprochées aux forces de police, le gouvernement en dénie l’existence : « il y a lieu de souligner que l’apparence ethnique en tant que telle n’a aucun intérêt dans la lutte contre la délinquance et qu’elle n’intervient pas en conséquence dans la décision de contrôler telle ou telle personne ».

Cet article d' Alain Piriou est extrait du site Infos-discriminations.fr - 



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Europe Ecologie "plagié" par l'UMP ?

mercredi 25 mars 2009

Europe Ecologie a réagi à la tribune publiée par Michel Barnier dans le quotidien "Le Monde" du 24 mars. "Malgré le ton de la tribune, nous confirmons que Michel Barnier n'a pas signé notre Appel au Rassemblement, ni notre Manifeste" s'amuse le rassemblement des écologistes pour les futures européennes.


Mais selon eux "tout y est" : les mots et idées employés dans ce texte sont inspirés par leur appel : « crise de civilisation », « principe de responsabilité », « New Deal vert », référence à Hans Jonas, et à Al Gore... "Tout y passe".

Selon eux l'ancien président du Conseil Général de Savoie, qui est désormais tête de liste de l'UMP pour l'Ile de France a pris le risque d’un « coming out » écolo, mais "il ne fera croire à personne qu’il parle « écocroissance » au nom du groupe des députés de l’UMP, ni surtout du PPE (Parti populaire européen) au Parlement européen".

Verdir pour survivre


Selon eux, l'UMP à travers cette tribune, adopte une posture politique à l’orée d’élections difficiles, mais n’a pas grand chose à proposer aux électeurs. Ils indiquent que Michel Barnier a été un opposant constant des ONG lors du Grenelle de l'environnement, "défendant systématiquement à l'époque, les lobbies agro-alimentaires, la pêche industrielle, l'agriculture productiviste et la culture des OGM".




Selon Daniel Cohn Bendit, tête de liste d'Europe Ecologie en île de France, "Michel Barnier devra donc parcourir encore beaucoup de chemin pour devenir crédible dans la posture d’écologiste".
Voir ici l'Appel et le Manifeste en ligne d'Europe-Ecologie -
Europe Écologie présente, dans chaque circonscription européenne, des listes représentatives de la diversité des écologistes : personnalités (Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly), militant-es issus du monde syndical et associatif (José Bové, Jean-Paul Besset, Sandrine Bélier, Yannick Jadot), ou de mouvements politiques (Hélène Flautre, Michèle Rivasi, Harry Durimel). Les élu-es siègeront au sein du groupe Verts/ALE au Parlement Européen.


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Recherche : "l'Europe gaspille des Milliards d'Euros"

vendredi 13 mars 2009

Dans un entretien à EurActiv.com, Roland Strauss, le directeur de Knowledge4Innovation, un forum pour l'échange de bonnes pratiques sur les politiques en matière de connaissance et d'innovation, estime que l'amélioration de la communication entre les instituts de recherche européens ainsi que l’utilisation de licences déjà existantes pourrait permettre d’importantes économies.
Roland Strauss souligne qu’une base de données européenne pour l’échange d’informations sur les projets de recherche permettrait d’éviter de financer deux fois la même recherche. "Les observateurs peuvent remarquer une multiplication des mêmes efforts dans plusieurs des 27 Etats membres".
"Des milliards d’euros pourraient être économisés si des données déjà disponibles n’étaient pas recherchées une deuxième ou une troisième fois", poursuit-il.

Selon lui, l’utilisation efficace des brevets publiés permettrait aux petites entreprises d'épargner des dépenses inutiles et de mettre plus rapidement les produits sur le marché. Il défend également un système de brevet communautaire simplifié afin de réduire les coûts et les charges administratives pesant sur les PME.

"Il y a deux possibilités: l’une est d’utiliser les informations existantes qui peuvent provenir des offices des brevets et des brevets dormants, et l’autre consiste en une meilleure communication entre les acteurs de la recherche", poursuit-il.

"Afin de rester en tête dans cette course, l’Europe doit attirer les meilleurs chercheurs disponibles, ce qui implique qu’elle devienne plus attrayante pour les scientifiques et leurs familles", explique M. Strauss.

"Il existe déjà une concurrence mondiale pour attirer les forces de travail scientifiques. Je pense qu’elles iront là où les lieux de travail et l’environnement sont les plus attrayants. Elles iront là où leurs familles pourront s’installer et où leurs enfants pourront aller à l’école."
Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.




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