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La fin de l'Europe ? L'Union au défi du Brexit (préface de Catherine Lalumière)

Le référendum britannique agit comme un révélateur des problèmes et des incertitudes de l’Europe. Il amène à se poser la question de la fin de l’Union, et ce à double titre : quels sont ses objectifs ? Quelles sont ses chances de pérennité ? 
Sans la Grande-Bretagne, promoteur infatigable du libéralisme, l’Europe pourra-t-elle étendre son action au-delà du marché ? Le mécontentement exprimé par les citoyens (référendums français et néerlandais de 2005, irlandais de 2008, grec de 2015, britannique de 2016…) rendra-t-il l’Union plus soucieuse de démocratie et d’adhésion des peuples ? Pour répondre aux espoirs placés en elle, va-t-elle s’affranchir des règles multiples qui la paralysent et jouer la carte du pilotage politique ? Peut-elle surmonter les résistances multiples des Etats, souvent tentés par le « chacun pour soi » ?
 Pour mieux comprendre la suite des événements, ce livre fait un retour sur les principes encourageants de la construction européenne mais aussi sur ses défauts de …

Tribune libre : Europe, fin de soirée ! Par "les Grecques"

               
La soirée avait pourtant bien démarré. Au début on avait la pression. Pas sûr que tout le monde vienne, vu le passif. Mais ça a pris. Comme dans toutes les soirées réussies il y a eu des surprises, des trucs à raconter. En milieu de soirée les deux allemandes nous ont annoncé qu'elles avaient décidé de se remettre ensemble. On avait sorti le polaroïd pour l’occasion : « Le bisou, le bisou, le bisou, ouaais ! ».

On a fait tellement de bruit que ça a attiré les voisins. On a fait tomber le mur mitoyen et on a élargi. Bon, pendant les présentations il y a eu des loupés:
« - Hein ? Quoi ? Pierre ! Non? Ah, Piotr ! Et toutes les consonnes dans le nom de famille là, c'est normal? Eh ben, on va se marrer pendant les parties de scrabble. »
Très vite on s'est forcé à parler anglais, histoire d'exclure personne. Y'a que les français que ça a emmerdé et ils l'ont fait savoir.  

Mais après soixante ans d'intégration et alors qu'on s'approche de six heure du mat', il faut bien avouer que ça retombe.

Ça a commencé à tourner chocolat quand Angela a coupé la musique et braillé à cause des tâches de pinard sur les murs − faut dire que le sirtaki avec les verres pleins dans les deux mains, ça pardonne pas. Elle était pas contente la Mutti : « C'est pas vot' nom qu'est sur le bail, j'vais m'faire bouffer ma caution ». Bref, ambiance. Là-dessus Viktor a balancé une crasse sur les noirs et les arabes, façon « le bruit et les odeurs ». Y'en a que ça a fait marrer, d'autre moins. Psychodrame : 
« - Il a pas tort Viktor dans le fond...
- Ok mais et la convention de Megève, alors ! »

Michel, le belge, boute-en-train, a essayé de relancer la machine avec un remix de 'Ever closer union' par Benny Benassi mais ces vieux machins des années 60, ça prend plus. À soixante ans d'intégration, six heures du mat', tout le monde a envie de rentrer chez soi. Tut' tuuut, y'a un bus rouge qui attend devant la maison pour ramener l'Anglaise. Faut dire que l'electro c'est pas son truc à la princesse, elle, ce qu'elle aime, c'est les Pink Floyd. Money! dung dung dung, get away...

Soixante ans d'intégration, six heure du mat, la fête est finie? Pas pour tout le monde. Il en reste quelques-uns qui cherchent un after.

Les Grecques

Collectif de bas-fonctionnaires européens

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